Le journal d'une cochonne

43 Mycose #2

Oh seigneur, de quoi je vais parler aujourd’hui... ?

Ma mycose me gratte à un point inimaginable… J’ai pris mon courage à deux mains cet après-midi pour aller à la pharmacie. Et là, bien sûre, il faut que je tombe sur un pharmacien masculin…

Alors je me dis "allez, je suis quasiment une adulte maintenant, je suis forte et indépendante, et j’ai pas peur que les gens sachent que j’ai un vagin !".

Et c’était bien partis… Pourtant j’ai bafouillé : "Heu… Oui, il me faudrait le produit hydralin, pour les… mycoses..."

Et en prononçant le mot "mycose" j’ai chuchoté, et mes yeux sont partis se figer dans le sol. Femme adulte, tu parles, je ressemblais à une petite fille là. C’était assez gênant. Mais bon, je l’ai fais ! Espérons que le produit agisse vite !

Ce gratter, ça fait un bien inimaginable. A peine mes doigts se pose sur ma vulve que je pars déjà en transe, incapable de contrôler mes mouvements et je me gratte…

Mais je ne vous dit pas l’état des choses après… La sensation de brûlure, les douleurs quand je vais aux toilettes et le touti quanti… L’un dans l’autre, je préfère que ça ne me gratte pas, même si le plaisir est vraiment dingue.

Enfin bref… Pour en revenir à cette histoire de pharmacien, je crois que je ne grandirai jamais ! C’est exactement le genre de choses que me repprochent ma mère : je me débrouille comme un manche à balais en société. Le moindre papier à faire devient l’aventure de ma vie. Même aller chez le médecin… Elle croit que je ne fais rien par fainéantise… Mais c’est faux ! C’est juste que… Je n’en sais rien, c’est un mélange de timidité et de tout un tas de chose…

J’irais plus jamais dans cette pharmacie, mon dieu… Je sais bien que ça doit quand même être courant pour ce pharmacien qu’on lui achète ce genre de chose, après tout il est là pour ça. Et puis, je ne devrais pas avoir honte.

Enfin, ce n’est pas que j’ai vraiment honte… Je ne sais pas ce que je ressent ! Stupide mycose !